Mon parcours s'est construit progressivement, au fil des rencontres, des expériences de terrain et d'un profond désir de comprendre ce qui aide réellement une personne à retrouver un sentiment de sécurité et à se reconstruire.
La sophrologie est d'abord entrée dans ma vie à un moment où j'en avais moi-même besoin. À travers l'écoute de mes sensations, j'ai découvert progressivement une autre manière d'habiter mon corps : plus de douceur, plus de bienveillance et un sentiment de sécurité que je ne connaissais pas. Avec le recul, je mesure combien cette expérience a transformé ma manière d'être au monde et, plus tard, ma manière d'accompagner les autres.
J'ai ensuite développé une solide expérience auprès d'enfants, d'adolescent·es et d'adultes, en cabinet comme au sein d'établissements scolaires, d'associations, de structures de santé et d'organismes de formation. Ces années de pratique m'ont permis d'accompagner des publics très variés : enfants, étudiant·es, aidant·es, personnes vivant avec une maladie chronique, personnes endeuillées, sportif·ves de haut niveau, patient·es en psychiatrie, ainsi que des professionnel·les de santé et du secteur médico-social.
Au fil de mes accompagnements, j'ai été profondément marquée par une observation qui revenait avec une étonnante régularité. Des femmes d'âges et de parcours très différents me confiaient les mêmes mots : « J'ai l'impression de devenir folle. » ou encore « Je sais que je suis en sécurité, mais mon corps, lui, ne le sait pas. » Beaucoup avaient en commun d'avoir subi des violences.
À cette époque, je ne savais pas encore reconnaître ces manifestations comme des conséquences possibles d'un psychotraumatisme. Aucune sophrologue de mon territoire ne s'était alors spécialisée dans ce domaine. Les femmes que j'accompagnais m'ont pourtant renouvelé leur confiance. Je leur ai toujours parlé avec transparence de mes limites, et cette confiance m'a donné une responsabilité : celle d'aller chercher les connaissances qui me manquaient. Je me suis donc formée au psychotraumatisme et à l'accueil des femmes victimes de violences afin de leur proposer un accompagnement toujours plus juste, plus sécurisant et plus adapté à leurs besoins.
Aujourd'hui, ma pratique s'appuie sur une approche trauma-informée et féministe. Être féministe, pour moi, ne consiste pas à réduire une personne à ce qu'elle a vécu. C'est reconnaître que notre histoire, notre environnement et les rapports sociaux peuvent avoir un impact profond sur notre santé physique, psychique et émotionnelle. C'est aussi veiller à ce que chaque personne soit accueillie avec respect, sans jugement, dans le respect de son rythme, de son consentement et de son pouvoir d'agir.
Mon parcours personnel, mes expériences professionnelles et mes formations se rejoignent aujourd'hui autour d'une même conviction : derrière chaque symptôme se trouve une personne, une histoire et des ressources qui ne demandent qu'à être retrouvées. Mon engagement est d'offrir un espace où chacun·e puisse se sentir entendu·e, respecté·e et suffisamment en sécurité pour avancer à son propre rythme.
C'est cette conviction qui guide aujourd'hui l'ensemble de ma pratique et qui m'a conduite à créer l'association « À l'Endroit », dédiée aux groupes de parole pour les femmes victimes de violences sexuelles.
Ville du Mans (7 années d'interventions en écoles maternelles et élémentaires et dans les TAP) ;
Cité éducative en REP+ ;
établissements scolaires ;
Service de Santé Étudiante ;
Maison de Gaston (aidants) ;
EPSM de la Sarthe ;
Pôle Santé Sud ;
Solidarité Femmes 72 ;
CIDFF de la Sarthe ;
AFSEP ;
La Filière Endurance ;
Association L'Arc-en-Ciel ;
Croix-Rouge française ;
IFSI.